Le Maxi 80 Prince de Bretagne à Rio

Arrivée Marina Da Gloria - Rio de Janeiro
Ce n'est pas encore tout à fait l'épilogue de la tentative de record de la Mauricienne du Maxi80 Prince de Bretagne et de Lionel Lemonchois, mais c'est un nouveau cap important qui a été franchi cet après-midi. Le trimaran et son skipper sont en effet arrivés à Rio de Janeiro, aux alentours de 14h30 (heure française), après cinq jours de remorquage.

A présent, il reste deux ou trois jours de travail à l'équipe sur place pour désarmer entièrement la plateforme en attendant son rapatriement vers la Bretagne. Mais, d'ores et déjà, le double vainqueur de la Route du Rhum a le regard tourné vers l'avenir et planche actuellement sur le nouvel espar de sa monture. Car ce qui ne tue pas rend plus fort et son objectif reste inchangé : être fin prêt à Saint-Malo le 2 novembre prochain et s'imposer à Pointe-à-Pitre une petite dizaine de jours plus tard.

'Enfin!' a lâché Lionel Lemonchois, ce jeudi en début d'après-midi, peu après avoir posé le pied à terre, à Rio de Janeiro. Et pour cause, le navigateur qui, rappelons-le, était parti le 17 janvier dernier pour tenter de faire tomber le temps de référence établi par Francis Joyon en 2009 entre Port-Louis en rade de Lorient et Port-Louis dans l'archipel des Mascareignes, a passé dix jours tout seul sur son bateau retourné à la suite de son chavirage à 800 milles au large des côtes brésiliennes, puis cinq jours (ou presque) sur le remorqueur de 24 mètres affrété pour les ramener à bon port, lui et son Maxi80. 'Depuis vendredi soir, ça a été un peu long car nous n'avancions pas à plus de 6 noeuds de moyenne. Ca a aussi été très monotone. Seules les dernières 48 heures ont été un peu différentes puisqu'avec Patrice Richardot, l'un des membres de mon équipe technique, nous les avons passées à bord de Prince de Bretagne histoire de maintenir un feu à éclats sur le pont et de prévenir une mauvaise rencontre dans une zone de trafic dense,' a indiqué le skipper normand qui est entré dans la baie de Guanabara en milieu de matinée – avant que le vent se lève - puis dans la Marina del Gloria quelques heures plus tard.

'Tout s'est bien passé. Nous avions de l'espace pour manœuvrer, il n'y a donc eu aucun problème. Prince de Bretagne est désormais à quai. Il nous reste maintenant deux ou trois jours de boulot pour tout mettre en ordre avant de rentrer en France, mardi,' a-t-il précisé. Lui et sa petite troupe vont ainsi procéder au déssalage du bateau, des winches et d'un certains nombre de pièces afin de les préserver au maximum, au vidage du flotteur tribord légèrement rempli d'eau puis au désarmement complet de la bête. 'Nous allons démonter tout ce qui peut l'être comme les poulies, les palans… puis tout rentrer à l'intérieur pour faire en sorte que plus rien ne traine sur le pont. Ensuite, l'ensemble sera gardé en attendant d'être rapatrié vers Lorient,' a complété Lionel qui a, d'ores et déjà, les yeux tournés vers la suite, en l'occurrence la Route du Rhum, son objectif principal de la saison. 'Cela fait quelques jours que je suis déjà concentré sur le sujet. Nous sommes actuellement en pleine réflexion sur le profil du nouveau mât et nous allons nous décider dans la semaine qui vient,' avoue Lemonchois, pour qui il n'est pas question de perdre de temps. Et pour cause, il ambitionne toujours d'inscrire son nom pour la troisième fois au palmarès de la reine des transats en solitaire. Plus que jamais même!

Prince de Bretagne
http://www.sail-world.com/119258