La Transat AG2R La Mondiale - La passion ne prend pas de rides!

Yvon Breton - La passion ne prend pas de rides! La Transat AG2R La Mondiale 2014
© Alexis Courcoux
Yvon Breton, Directeur général délégué d'AG2R La Mondiale, est à l'origine de la Transat. A 24 heures du départ, cet homme clé de la course livre ses impressions et explique la stratégie du Groupe en matière de sponsoring.

Après 22 ans d'engagement, la passion est-elle toujours intacte ?

« La passion ne prend pas de rides ! Ce que je sais, c'est que notre engagement est toujours le même depuis 22 ans et je ne suis pas prêt de me lasser. J'y retrouve les vieilles connaissances qui ont donné à la course toutes ses lettres de noblesse. C'est une course toujours aussi attachante et la monotypie permet de garder intacte la dimension sportive. »

Imaginiez-vous en 1992 que la course en serait là aujourd'hui ?

« En 1992, c'était clairement un pari. A ce moment là, il s'agissait d'un concept innovant car c'était la première traversée de l'Atlantique en double sur un monotype. Cela pouvait fonctionner mais cela pouvait aussi ne pas prendre. Les premières victoires de Michel Desjoyeaux, puis de Jean Le Cam ont donné envie aux autres et notamment aux jeunes comme, par exemple, Franck Cammas. Si nous sommes encore là aujourd'hui, c'est que les objectifs ont été atteints. Le groupe AG2R LA MONDIALE est perçu comme performant, solidaire et proche des gens, c'est exactement ce que nous cherchons. En revanche, nous n'avions pas anticipé l'engouement et l'attachement des collaborateurs pour la course. »

Entre la voile et le cyclisme, comment s'articule votre action de sponsoring ?

« Ce qui a déterminé notre engagement dans la voile et le cyclisme, c'est qu'il s'agit de deux sports gratuits pour le grand public et dans lesquels la citation de la marque est garantie. Par ailleurs, ils sont complémentaires en matière de cible : la voile touche un public plutôt citadin ou habitant en bord de mer et issu des CSP +, le cyclisme s'adresse, quant à lui, à la France des régions et à toutes les CSP. La temporalité aussi est différente. Comme la saison cycliste se déroule de fin janvier à octobre, AG2R LA MONDIALE est visible presque toute l'année alors que la Transat permet de vivre un moment intense, ponctuel. Par ailleurs, en tant que partenaire titre de la Transat, nous sommes sûrs de gagner sans être soumis aux aléas de performance. Vous l'aurez bien compris, c'est l'assureur qui parle. »

Quel est votre état d'esprit à la veille du départ ?

« Je suis vraiment impatient, je compte les heures. Nous emmenons demain 800 personnes sur l'eau, qu'il s'agisse de prospects, de clients ou autres. Nous espérons que le temps sera au rendez-vous mais même un assureur ne maîtrise pas ce risque. Je vais vivre intensément l'événement. Ce sont trois semaines qui me passionnent et le jour où le dernier concurrent aura franchi la ligne d'arrivée, sera une délivrance. Je suis la course par tous les moyens possibles et en premier lieu, grâce au Club AG2R LA MONDIALE où se tiendront les vacations et que nous allons ouvrir dès lundi à Paris. Nous pourrons vivre la course avec des invités issus du milieu sportif mais aussi politique, de l'entreprise ou de la culture. J'ai souhaité que la Transat soit vue à travers tous ces différents regards. »

Votre pronostic ?

« Dans ma tête, plusieurs duos peuvent l'emporter et pour être franc, c'est plus de la moitié de la flotte ! Je n'exclue d'ailleurs pas qu'un jeune talent l'emporte car cette course est en quelque sorte la Star Ac' de la voile. Des grands noms de la voile qu'on ne présente plus, comme Michel Desjoyeaux et Jean Le Cam qui ont terminé premier et deuxième du prologue, sont en bonne place et Gildas Morvan et Charlie Dalin (Cercle Vert) ont également de bonnes chances d'être sur le podium. Ils sont les tenants du titre et ont très envie d'être le premier duo à réaliser un doublé. Je les trouve extraordinairement sereins. Pour finir, je pense à Nicolas Lunven et Eric Peron (Generali). Là encore, je serais étonné qu'ils ne finissent pas parmi les premiers. Au-delà de l'ambition, cet équipage est capable de beaucoup d'audace. »
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