Cap sur Barcelone !

Depart de la 1ere etape de la Generali Solo 2013 entre Cavalaire sur Mer et Barcelone le 22/09/2013
© Alexis Courcoux
Les 17 marins engagés sur la Generali Solo 2013 ont quitté Cavalaire-sur-Mer aujourd'hui à 13 h, cap sur la capitale catalane. Quelques milles après le départ, devant Porquerolles, la direction de course annonçait aux skippers une modification du parcours initial (435 milles) pour cause de vent faible sur une grande partie de l'étape. Les solitaires devront tout de même parcourir 250 milles dans ces conditions éprouvantes pour les nerfs. Patience et longueur de temps…

Des conditions inespérées pour le grand départ avant la calmasse : 8 à 10 nœuds d'est, un bel alignement de voiles tribord amures, un seul rappel individuel (Gwen Gbick sur Made in Midi), bref, du grand spectacle pour saluer une dernière fois la splendide baie de Cavalaire-sur-Mer.

Depart de la 1ere etape de la Generali Solo 2013 entre Cavalaire sur Mer et Barcelone le 22/09/2013
© Alexis Courcoux
Ils sont partis sous spi à travers les îles d'Or, laissant Porquerolles à bâbord, avec une seule idée en tête : rester concentré, s'armer de patience, gérer son sommeil pour rester lucide jusqu'à la ligne d'arrivée. Car dans les tout petits airs, tout peut arriver. Le dernier peut repasser premier, et vice-versa. Des conditions météo compliquées à gérer que les marins n'affectionnent pas particulièrement. 'Il va falloir rester concentré, on ne va pas beaucoup dormir. Il va y avoir beaucoup d'écarts de route, la flotte va être éparpillée. C'est excitant et stressant à la fois, car on va perdre les bateaux de vue.' avouait ce matin Xavier Macaire (Skipper Hérault).

Un anticyclone situé au milieu du golfe du Lion barre la route des marins. Descendre jusqu'à Minorque les ferait arriver beaucoup trop tard à Barcelone. Gilles Chiorri, le directeur de course, a donc annoncé officiellement aux solitaires, au passage de l'île de Porquerolles, une réduction de parcours : 'Les conditions de vent sont faibles sur une grande partie de l'étape. Nous avions des ETA (heures estimées d'arrivée) un peu erratiques, entre mercredi soir et jeudi matin, ce qui aurait posé des problèmes de programme, de tenue de Grand Prix. Dès l'origine, nous avions prévu que sur un certain nombre de marques sur le parcours, nous ayons la possibilité d'envoyer la flotte directement vers l'arrivée. Nous allons activer ce dispositif dès la première marque de parcours, à la Jeaune Garde (Porquerolles). Une fois cette marque passée, les concurrents navigueront donc directement vers Barcelone, sur un parcours qui fera environ 250 milles,' a expliqué Gilles Chorri.

Au premier pointage, à la Jeaune Garde, Adrien Hardy (Agir Recouvrement) mène la danse devant Anthony Marchand (Bretagne - Crédit Mutuel Performance) et Yoann Richomme (DLBC). Cap au 240, vers Barcelone. Cette nuit, le vent va commencer à mollir. Il reste 200 milles à parcourir… La route est encore bien longue.

Depart de la 1ere etape de la Generali Solo 2013 entre Cavalaire sur Mer et Barcelone le 22/09/2013
© Alexis Courcoux

Adrien Hardy (Agir Recouvrement) au passage de la Jeaune Garde: 'Je suis content, c'est sympa d'être en tête, on a des conditions assez franches depuis Cavalaire avec une petite dizaine de nœuds. On a du vent, on en profite, on gagne sur la route. Pour l'instant il n'y a pas grand chose à faire que de faire avancer le bateau au maximum. Je m'applique, car cette nuit, le vent va mollir franchement et ce sera de la pétole.'

Gildas Mahé (Ports d'Azur - Interface Concept) ce matin: 'Peu de vent et après ce sera très mou à cause de l'anticyclone que l'on va croiser sur la route… Il faut beaucoup d'eau, la nourriture pas trop, parce que ça fait dormir. On a le droit à 15 litres mobiles, donc il faut jongler entre ses besoins et le poids du bateau… Il va falloir être patient même près de l'arrivée car le dernier peut terminer premier, ça va redistribuer en permanence, il ne faut jamais s'affoler!'

Claire Pruvot (Port de Caen Ouistreham), ce matin: 'C'est un parcours sans vent qui s'annonce difficile surtout sur la journée de lundi, où il va falloir faire avancer le bateau même avec pas grand chose. Aujourd'hui, on part avec peut-être de la brise thermique, il y va y avoir du jeu jusqu'à Porquerolles, ça fait un joli côtier dès le départ de l'étape. Il faudra être vraiment patiente. Généralement la première nuit je me repose bien, pour être lucide et fraîche sur la fin.'

Anthony Marchand (Bretagne - Crédit Mutuel Performance) ce matin: 'Il faudra réussir à dormir. Parce que dans les conditions peu ventées, on n'ose pas. On n'est plus très lucide dans les moments clés. Réussir à se reposer tout en régatant, ce n'est pas évident. Pour l'équipement c'est sous-couche blanche à manche longue, comme en transat, pour se protéger du soleil. J'ai quand même pris une paire de bottes au cas où car la nuit, il peut faire frais. Surtout si on a du près comme on en aura à la fin. Et puis un bob et beaucoup d'eau.'

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