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Marine Resource 2016

Transat Jacques Vabre - Coups tactiques et problèmes techniques

by Transat Jacques Vabre on 12 Nov 2013
GDF SUEZ - 2013 Transat Jacques Vabre Breschi / GDF Suez http://breschi-photo-video.com/
Tandis que les deux MOD70 ont doublé les îles Canaries comme sur une piste de Kilomètre Lancé, les Class40 s’apprêtent à passer le cap Finisterre englués dans une dorsale anticyclonique. Deux extrêmes, et au milieu, des Multi 50 et des IMOCA en approche de Madère à régater à coups d’empannages bien envoyés. Ca se passe comme ça sur la Transat Jacques Vabre! Quatre classes, quatre régates passionnantes à suivre sur le grand échiquier de l’Atlantique. Ce qui n’empêche pas les ennuis techniques inhérents à la course au large : quatre Class40 (GDF SUEZ, Tales Santander 2014, 11TH Hour Racing et BET 1128) et un Multi 50 (Actual) vont devoir faire escale pour réparer.

Le petit train des Class40 perd quelques wagons. Marie-Galante (Dominique Rivard/Wilfrid Clerton) en escale à Lorient pour cause d’avarie de bôme de grand-voile a signifié à la direction de course son abandon. Par ailleurs, quatre bateaux ont annoncé leur intention de faire une escale technique. GDF SUEZ (Sébastien Rogues/Fabien Delahaye), en tête depuis le début, va faire un stop rapide cette nuit en Espagne pour cause de girouettes arrachées en tête de mât. Tales Santander 2014 (Alex Pella/Pablo Santurde) fait route vers La Corogne qu’il devrait atteindre demain matin. En cause : l’axe de safran tribord endommagé. Escale à La Corogne également pour Gaetano Mura et Sam Manuard (BET1128) qui ont bien failli perdre leur mât : l’émerillon d’étai de solent a lâché la nuit dernière. Enfin, 11TH Hour Racing (Hannah Jenner et Rob Windsor) se dirige vers Lorient pour le même problème : l’étai s’est détaché du mât.

Deuxième au dernier pointage, le tandem germano-français sur Mare (Jorg Riechers et Pierre Brasseur) pourrait peut-être reprendre la tête de la course, suite à l’escale technique de GDF SUEZ. Derrière quatre Class40 se disputent comme des chiffonniers : ERDF – Des pieds et des Mains (Damien Seguin/Yoann Richomme), Watt & Sea Région Poitou Charentes (Yannick Bestaven/Aurélien Ducroz), SNCF – GEODIS (Fabrice Amédéo/Armel Tripon), Dunkerque planète enfants (Bruno Jourdren/Thomas Ruyant). La flotte des Class40 s’étire ce soir sur 200 milles.

Après leur chavirage à bord d’Arkema-Région Aquitaine la nuit dernière, Lalou Roucayrol et Mayeul Riffet ont plongé en fin de matinée pour dégager le mât cassé et le gréement, et ainsi préparer le remorquage. Après cet incident de course, la bataille à trois – qui s’annonçait passionnante – se transforme donc en duel, non dénué d’intérêt. Au pointage de 17h, Actual (Yves Le Blévec/Kito de Pavant) occupait la première place 68 milles devant FenêtréA-Cardinal (Erwan Le Roux/Yann Eliès). Mais Le Blévec et de Pavant ont annoncé leur intention de faire un arrêt technique à Madère pour réinstaller une pièce de l'anémomètre en tête de mât. A 17h, ils n’étaient qu’à une soixantaine de milles de l’archipel portugais. L'escale, a priori de courte durée, ne devrait pas compromettre leurs chances.

Erwan Le Roux et Yann Eliès ont pour leur part envoyé un empannage et déboulent à plus de 20 nœuds, cap à l’Ouest. Désormais 3ème, Rennes Métropole/Saint-Malo Agglomération (Gilles Lamiré/Andrea Mura) a franchi la latitude de Lisbonne, loin derrière les équipages de tête. Enfin, Vers un monde sans sida est aux prises avec des vents mollissant en approche du cap Finisterre.

Un groupe de cinq monocoques IMOCA a fait le break. Premiers à se recaler dans le Sud pour retrouver plus de pression la nuit dernière à bord de Safran, Marc Guillemot et Pascal Bidégorry ont profité de cette option pour prendre la tête du classement. A 17h, ils étaient toujours le plus au Sud, et toujours en tête devant PRB (Vincent Riou/Jean Le Cam), Maître CoQ (Jérémie Beyou/Christopher Pratt) et Cheminées Poujoulat (Bernard Stamm/Philippe Legros). Après leur courte escale technique au Portugal hier, François Gabart et Michel Desjoyeaux sont partis en chasse, 12 milles dans le tableau arrière de Cheminées Poujoulat et à 56 milles du leader. Louis Burton et Guillaume Le Brec, qui avaient recollé au Top 5 à bord de Bureau Vallée, sont de nouveau distancés. Les classements n’ont pas fini d’évoluer dans cette descente dans les alizés. Après avoir fait le dos rond dans le golfe de Gascogne, les duos exploitent pleinement le potentiel de leurs bateaux au portant. Niveau trajectoires, tout est affaire de compromis.

'Nous faisons des petits décalages pour toucher plus de vent tout en gardant au maximum la bonne route,' expliquait ce midi Christopher Pratt à la vacation. Les six duos de tête ont tous empanné cet après-midi pour mettre de l’Ouest dans leur route. A 17h, on comptait près de 90 milles d’écart latéral entre Safran et Maître CoQ (concurrent le plus au Nord). A plus de 250 milles du premier, Team Plastique, Initiatives-Cœur et Energa ferment la marche.

Ce soir Edmond de Rothschild (Sébastien Josse et Charles Caudrelier) se situe à 500 milles de la latitude du Cap Vert. Le bougre a avalé plus de 572 milles ces dernières 24 heures et continue sur sa lancée en affichant au compteur plus de 26 nœuds de vitesse ! On parle déjà d’une ETA aux alentours du 20 novembre. Les deux équipages avaient prévenu : 'Nous mettrons entre 12 et 14 jours!' Autant dire que la cavalcade dans les alizés demande une certaine concentration et une bonne lucidité pour réaliser la meilleure trajectoire possible. En multicoque de 70 pieds, on perd des milles aussi vite qu’on en gagne. Oman Air – Musandam est donc loin d’avoir dit son dernier mot : 'Nous avons modifié les réglages du bateau durant les six dernières heures, et nous allons maintenant un peu plus vite. Quelques petits soucis se sont ajoutés et nous ont fait perdre quelques milles de plus, mais nous nous en sortons bien et nous espérons les rattraper, il y a encore un long chemin à parcourir!' souligne ce soir dans un message Sidney Gavignet.

Sam Manuard, co-skipper de BET 1128 (Class40) : 'Hier à 21h30 TU (22h30 heure française), l’émerillon qui tient l’étai de solent s’est cassé. Le mât est parti en arrière, le bas-étai s’est tendu et a arrêté sa chute. La grand-voile et le solent sont tombés à l’eau et le mât s’est stabilisé presque à l’horizontal. Heureusement, le pied de mât est resté en place. Nous avons rapidement mis en place les drisses de spi et de Code 0 à l’avant du bateau. Puis nous avons affalé la GV, et hissé le mât vers l’avant. C’était assez incroyable, on a eu beaucoup de chance.'

Thibaut Vauchel-Camus, co-skipper de Solidaires en peloton (Class40) : 'Nous avons été un peu distancés mais des camarades comme Campagne de France nous tiennent compagnie. Pour le fonctionnement à bord, nous faisons en sorte d'ajuster les réglages et le pilotage. Niveau trajectoire, c'est assez clair : tout droit jusqu’au cap Finisterre. Nous en profitons pour nous reposer et emmagasiner de l’énergie. D’autant que la nuit prochaine va certainement être compliquée au niveau de La Corogne. Hier, nous avons effectué beaucoup de changements de voiles d'avant pour sortir d'Ouessant. Affaler/ envoyer, encore et encore : c’est usant sur un bateau balayé par les vagues.'

François Gabart, skipper de MACIF (IMOCA) : 'Nous sommes au portant, ça va vite ! Nous essayons de rattraper nos petits copains. Ils n’ont pas attendu durant notre petite escale au Portugal et ils ont eu bien raison. En ce qui concerne notre avarie, nous étions au large du cap Finisterre dans des conditions un peu plus clémentes. Mais notre safran tribord a cassé. Les deux safrans sont identiques à bord de MACIF : nous avons pu les intervertir. Puis notre arrêt technique à Peniche a permis d'en installer un de rechange. Cela n’aurait pas forcément été très pratique d’aller au Brésil avec un seul safran…'

Christopher Pratt, co-skipper de Maître CoQ (IMOCA) : 'Nous sommes dans un bon flux de Nord-Est, la mer est encore bien formée. Il fait un peu plus chaud maintenant que nous entrons dans les alizés, mais pas au point d'être en short et tee-shirt mais ça ne va pas tarder ! Il y a pas mal stratégie pour nous les IMOCA : nous faisons de petits décalages pour toucher plus de vent tout en gardant au maximum la bonne trajectoire. Dans les prochaines heures, le vent va rester modéré dans une mer assez hachée. Il faudra envoyer quelques empannages pour se décaler dans le Transat Jacques Vabre

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